Cogolin Forum

Climat - rapport 2 - prévision 2030/2050

PFFF ! Il va faire très chaud !

Je ne veux pas vous mettre le moral dans les chaussettes, MAIS, MAIS, MAIS…

Si JANUS a pu lire le rapport résumé ci-dessous, je suppose que les maires du Golfe en ont pris connaissance eux aussi. Comme je ne cesse de le dire : Gouverner, c’est anticiper. Donc, à la lecture de ce qui suit, vous allez être à même de juger à quelle hauteur, les gouvernances actuelles du Golfe anticipent ce qui se profile dans un avenir relativement proche... A mon avis, ils marchent sur la tête…

J’ai trouvé une étude exploratoire des effets potentiels des changements climatiques sur le territoire de la région PACA aux horizons 2030, 2050 et 2080 (Ecofys / MEDCIE / 28 mai 2008 : Rapport CC PACA / Partie I).

Cette étude met en évidence les évolutions des températures et précipitations, à partir d’un travail de simulation réalisé par Météo France.
Je vous propose un résumé des impacts attendus dans les scénarii prospectifs détaillés dans ce rapport (2007).

Voici les différents scénarii étudiés dans cette étude prospective :

- A1. Forte croissance économique et mondialisation
Le canevas et la famille des scénarii A1 décrivent un monde futur dans lequel la croissance économique sera très rapide, la population mondiale atteindra un maximum au milieu du siècle pour décliner ensuite et de nouvelles technologies plus efficaces seront introduites rapidement.
Les principaux thèmes sous-jacents sont :

La convergence entre régions,
le renforcement des capacités et des interactions culturelles et sociales accrues,
avec une réduction substantielle des différences régionales dans le revenu par habitant.

La famille de scénarii A1 se scinde en trois groupes qui décrivent des directions possibles de l'évolution technologique dans le système énergétique.
Les trois groupes A1 se distinguent par leur accent technologique:

- forte intensité de combustibles fossiles (A1FI),
- sources d'énergie autres que fossiles (A1T)
- et équilibre entre les sources (A1B) ("équilibre" signifiant que l'on ne s'appuie pas excessivement sur une source d'énergie particulière, en supposant que des taux d'amélioration similaires s'appliquent à toutes les technologies de l'approvisionnement énergétique et des utilisations finales).

- A2. Continuité des tendances actuelles :
prédominance énergies fossiles et augmentation des disparités régionales
Le canevas et la famille de scénarii A2 décrivent un monde très hétérogène.
Le thème sous-jacent est l'autosuffisance et la préservation des identités locales.
Les schémas de fécondité entre régions convergent très lentement, avec pour résultat un accroissement continu de la population mondiale.
Le développement économique a une orientation principalement régionale, et la croissance économique par habitant et l'évolution technologique sont plus fragmentées et plus lentes que dans les autres canevas.

- B1. Dématérialisation et recherche d’efficacité durable
Le canevas et la famille de scénarii B1 décrivent un monde convergent avec la même population mondiale culminant au milieu du siècle et déclinant ensuite, comme dans le canevas A1, mais avec des changements rapides dans les structures économiques vers une économie de services et d'information, avec des réductions dans l'intensité des matériaux et l'introduction de technologies propres et utilisant les ressources de manière efficiente. L'accent est placé sur des solutions mondiales orientées vers une viabilité économique, sociale et environnementale, y compris une meilleure équité, mais sans initiatives supplémentaires pour gérer le climat.

- B2. Priorité au local et à la durabilité
Le canevas et la famille de scénarii B2 décrivent un monde où l'accent est placé sur des solutions locales dans le sens de la viabilité économique, sociale et environnementale.
La population mondiale s'accroît de manière continue mais à un rythme plus faible que
dans A2, il y a des niveaux intermédiaires de développement économique et l'évolution technologique est moins rapide et plus diverse que dans les canevas et les familles de scénarii B1 et A1.
Les scénarii sont également orientés vers la protection de l'environnement et l'équité sociale, mais ils sont axés sur des niveaux locaux et régionaux.

La conclusion générale est un réchauffement sans équivoque du climat actuel, au vu des observations sur l’augmentation des températures (océan et atmosphère), le recul des surfaces occupées par la neige et les glaciers et sur l’élévation du niveau de la mer.
Selon les experts du GIEC (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat), l’essentiel de l’augmentation de la température moyenne du globe depuis le milieu du XXème siècle est très vraisemblablement dû à l’accroissement des gaz à effet de serre liés aux activités humaines.

- Onze des 12 dernières années figurent parmi les douze années les plus chaudes depuis 1850.

- On observe une diminution des glaciers de montagne et de la couverture neigeuse dans les deux hémisphères.

- Des sécheresses plus sévères et plus longues ont été observées sur de
larges étendues depuis 1970, particulièrement dans les régions tropicales et subtropicales.

- La concentration du CO2 dans l’atmosphère est à son plus haut niveau depuis 650.000 ans. Elle atteignait 379 parties par millions en 2005 contre 280 ppm environ à l’ère préindustrielle.

Les meilleures estimations de l’augmentation de la température moyenne terrestre se situent entre +1,8°C (scénario B1; pollution la plus réduite) et +4°C (Scénario A1F1 ;
pollution la plus forte).
Ces “meilleures estimations” représentent des valeurs moyennes, au sein d’une fourchette plus large de +1,1 à +6,4 degrés.

Tous les scénarii prévoient une augmentation des concentrations de dioxyde de carbone et une élévation de la température moyenne mondiale à la surface de la mer, ainsi qu’une hausse du niveau de la mer au cours du XXIème siècle.
Le rapport table notamment sur une élévation du niveau de la mer entre 18 et 38 cm dans le meilleur des cas, 26 et 59 dans le cadre du scénario le moins favorable

Ils prévoient par ailleurs une réduction de la glace de mer dans l’Arctique et l’Antarctique. Les plus extrêmes prévoient une disparition complète, d’ici 100 ans, de la glace de mer en Arctique à la fin de l’été.
Le rapport précise également qu’il est très probable que dans le futur les vagues de chaleur et les fortes précipitations seront plus fréquentes et que les cyclones tropicaux (ainsi que les typhons et ouragans) deviendront plus intenses.

L’augmentation des températures en France au cours du XXème siècle est ainsi estimée à 1°C.
Les simulations réalisées précisent que le climat futur sera caractérisé par des températures plus élevées, surtout en été, et surtout dans le Sud sur le pourtour Méditerranéen; des précipitations accrues en hiver, particulièrement à l’ouest, des précipitations déficitaires dans le Sud en été et une réserve d’eau affaiblie, surtout pour le Sud (Météo France).

En France, la cartographie des tendances sur le XXème siècle montre un réchauffement plus important que le réchauffement global.
La température moyenne annuelle a ainsi augmenté de 0,95°C sur le territoire français (0,74°C au niveau mondial). Le réchauffement net des températures minimales est plus marqué à l’ouest qu’à l’est. Les températures maximales ont subi un moindre réchauffement : augmentation de moins de 0,5°C au Nord contre 1°C au Sud.

Pour la période 1950-2000, on observe des étés de plus en plus chauds et une diminution du nombre de jours de gel en hiver.
Les vagues de chaleurs ont augmenté en été tandis que les vagues de froid ont diminué en hiver.
Evolution des précipitations
En matière de précipitations, la forte variabilité spatio-temporelle et la moindre qualité des données de bases limitent la représentativité. Toutefois on note une
hausse de la pluviométrie sur les deux tiers nord du territoire au cours du XXème siècle, tandis que plus au sud apparaissent des noyaux de baisse de la pluviométrie.
Ces comportements se confirment également sur la période 1951-
2003.

Des simulations récentes faites par Météo France sur la base des scénarii A2 et B2 du GIEC prévoient pour la fin du XXIème siècle, un réchauffement en toutes saisons, plus marqué l’été que l’hiver.
On constate par ailleurs un réchauffement en hiver plus faible sur la partie Ouest qui est sous influence océanique, des températures plus élevées, surtout en été, et surtout dans le Sud sur le pourtour Méditerranéen.

Evolution des précipitations
Quel que soit le scénario considéré, il est probable que les précipitations intenses augmenteront en hiver, particulièrement sur la façade Atlantique.
L’été devrait être marqué par une diminution de la pluviométrie, surtout sur les régions méditerranéennes où le risque de sécheresse sera accru.
On devrait par ailleurs observer un affaiblissement de la réserve en eau dans le Sud.
Les simulations réalisées en utilisant un scénario moyen d’augmentation des gaz à effet de serre montrent que les précipitations hivernales en France augmenteraient d’ici à la fin du XXIème siècle d’environ 10%.
En été, le modèle simule un assèchement de 10% à 20%.
Ces résultats doivent toutefois être considérés avec prudence, les simulations relatives aux précipitations demeurant très incertaines.

Vers une multiplication des phénomènes extrêmes ?
Périodes de forte chaleur
La France a déjà largement ressenti l’impact du réchauffement climatique, avec deux
« canicules » (périodes de forte chaleur reste le terme plus approprié, la canicule étant la résultante d’une combinaison de facteurs dont certains non climatiques) successives en août 2003 et juillet 2006, et un hiver 2006 qualifié de « plus doux ».
Les climatologues français ont récemment cherché à déterminer la probabilité de la multiplication des vagues de chaleurs comme celles de 2003, d’ici la fin du XXIème siècle. Pour ce faire, ils ont choisi le scénario A2 du GIEC (pas de ralentissements des émissions). Les simulations réalisées prévoient une augmentation très nette du nombre de canicules estivales en France. Un été sur deux devrait être comparable à celui de 2003 à l’horizon 2070-2099.
Les journées de très fortes chaleurs (température maximale supérieure à 35°C) devraient devenir beaucoup plus fréquentes, plus longues et plus intenses.
En moyenne, on devrait observer de 20 à 40 journées très chaudes par été à Paris (contre moins de 3 actuellement) et de 25 à 55 journées à Toulouse (contre 3 à 5 actuellement).

Autres phénomènes extrêmes
Le rapport du GIEC de 2007 prévoit une augmentation des vagues de chaleur et une diminution des vagues de froid. Toutefois, aucune tendance précise ne se dégage pour les autres phénomènes extrêmes (cyclones, tempêtes, etc.).
Les études statistiques menées en France sur les cinquante dernières années ne montrent pas de tendance nette à l’augmentation pour les tempêtes et les pluies diluviennes dans le Sud-est de la France.
S’agissant des projections pour le futur, l’état des recherches ne permet pas d’affirmer une augmentation de l’intensité et du nombre global de tempêtes, orages ou épisodes de grêle en France.
II. Le changement climatique en région PACA : les grandes tendances

Les résultats de cette étude montrent que les températures moyennes peuvent augmenter sur la région Provence Alpes Côte d’Azur: jusqu’à 2.1°C à l’horizon 2030, 3.1 °C en 2050, 5.2 °C en 2080.



Contrastes saisonniers :
- L’été est la saison la plus exposée au réchauffement ;
- Le printemps, l’automne et l’hiver deviendraient aussi sujets à un fort réchauffement à partir de 2080.
Dans le scénario A2, on attend jusqu’à + 4.1 °C en automne, et jusqu’à + 4 °C en hiver et au printemps sur les Alpes du Sud.

Contrastes géographiques :
- Les hausses maximales de températures sont attendues sur les Alpes du Sud.
- Le climat se réchauffera globalement moins rapidement sur le littoral.

- La zone du delta du Rhône devrait connaître des périodes de forte chaleur particulièrement longues en été.
- La Provence est particulièrement touchée par les fortes chaleurs en été.

II.2.2. Baisse des précipitations
Les résultats de cette étude montrent que les précipitations moyennes peuvent diminuer sur la région Provence Alpes Côte d’Azur jusqu’à – 200 mm cumulés par an en moins à l’horizon 2080.

Contrastes saisonniers :
- En été, la baisse des précipitations est relativement la moins forte sur la région PACA :
les scénarii prévoient une tendance à l’augmentation sur les Alpes du Sud (moyenne de +2 jours de précipitations « efficaces » de plus de 10 mm par jour en été 2080) et à la stagnation sur le reste du territoire.
- Au printemps, PACA serait particulièrement touchée par la baisse des précipitations avec jusqu’à -0.75 mm/jour en 2080.
- En hiver, les Alpes du Sud sont les plus touchées par la baisse des précipitations « efficaces » de plus de 10 mm par jour.

Contrastes géographiques :
- Le relief alpin et le delta du Rhône seraient moins concernés par la baisse des précipitations dans les scénarii les plus optimistes jusqu’à 2050 (les Alpes du Sud devraient connaître une augmentation significative des précipitations en été notamment); puis le relief serait lui aussi touché.
- Le delta du Rhône serait le plus exposé à l’allongement des périodes sèches.

Tendances :
Les résultats de cette étude montrent que les températures moyennes vont augmenter sur la région PACA :
En 2030, les températures augmenteraient de 0.8 à 2.1°C par rapport au scénario de référence selon la saison, et selon le scénario considéré.
En 2050,
les tendances d’augmentation de températures sont comprises entre 1 et 3.1°C.

A1B reste le scénario le plus pessimiste.
En 2080, la fourchette s’élargit, avec des écarts compris en 1.4 et 5.2°C, le scénario A2 « décrochant » vers des prévisions nettement plus pessimistes (jusqu’à 5.2°C en été, sur les reliefs).

Zones sensibles :
L’une des caractéristiques des tendances climatiques de la région PACA est la différence entre l’évolution attendue du climat littoral, du climat montagnard, et du climat provençal
(« dans les terres »).
Le relief alpin est la zone géographique de la région PACA la plus exposée au réchauffement. Les écarts maximum de températures attendus le sont sur les Alpes, selon les trois scénarii observés (à toutes les saisons, avec une hausse moindre en
automne). A l’inverse, le climat se réchauffera relativement moins rapidement sur le littoral.
En été (et en automne),
une constante dans les prévisions est la hausse relativement plus élevée des températures sur le delta du Rhône.
La Provence est particulièrement touchée par les fortes chaleurs (à l’horizon été 2050,
le scénario A2 anticipe une augmentation de 2°C sur le littoral et sur le relief, et de 3°C dans les terres ; de même, les prévisions de hausses de températures le plus pessimistes pour la région PACA à l’automne 2080 relèvent du scénario A2 qui anticipe + 3.7°C sur toute la région, et un maximum de +4.1°C en Provence).

Eclairage complémentaire sur la période estivale
• Le nombre de jours avec des températures estivales maximales
>= à 35°C Le nombre de jours avec des températures supérieures à 35°C devrait connaître une évolution significative en été en région PACA :
dans le scénario le plus pessimiste, le nombre de jours « très chauds » en été peut atteindre 35.

Zones sensibles :
De toutes les régions étudiées dans le quart Sud Est, selon tous les scénarii de prévision et tous les horizons temporels étudiés, la région PACA sera la plus touchée par les températures estivales supérieures ou égales à 35°C.
Selon tous les scénarii, le Delta du Rhône est particulièrement sensible au réchauffement en été.

• Durée des périodes estivales de forte chaleur
Grille de lecture
On parle de période de forte chaleur lorsque le nombre de jours moyen anormalement chauds (anomalie de + 5 °C) est >= 6 jours consécutifs. Si au cours d’un été, on a eu plusieurs de ces périodes entrecoupées par des périodes moins chaudes, on les cumule en fin d’été ; si cette période dure 5 jours (ou moins), l’anomalie est nulle, si elle dure 6 jours ou plus, on compte le nombre de jours correspondants (6 jours ou plus).
Le paramètre calculé est la moyenne de tous les étés de la période trentenaire étudiée, d’où un nombre de jours qui peut finalement être inférieur à 6.

Tendances :
Le scénario de référence correspond à une période moyenne inférieure à 2 jours.
En 2030, le scénario A2 est le plus pessimiste quant à la durée des périodes de forte chaleur en région PACA : il prévoit une moyenne jusqu’à 10 jours sur les zones les plus sensibles.
En 2050, le scénario A1B est le plus pessimiste : il prévoit des périodes chaudes durant jusqu’à 20 jours par été, et ce sur toute la région, hors littoral et Alpes du Sud qui connaîtront jusqu’à 15 jours.
Le scénario B1, le plus optimiste, pronostique une moyenne maximale de 4 jours de forte chaleur au sens défini dans cette étude.
En 2080, le scénario B1 reste le plus optimiste : il prévoit des périodes de forte chaleur jusqu’à 15 jours (de 3 à 5 jours sur les Alpes du Sud).
Le scénario A1B, plus pessimiste, envisage quant à lui une moyenne de 30 jours consécutifs de chaleur (tout en épargnant les Alpes, qui en connaîtront entre 5 et 10)
et A2 anticipe jusqu’à 50 jours consécutifs de forte chaleur à l’horizon 2080 (20 à 25 jours en montagne).

Zones sensibles :
L’effet du changement climatique « dans les terres » sera le plus flagrant en été :
les zones hors relief et littoral connaîtront les plus longues périodes de forte chaleur.
Notons qu’à l’horizon 2080, même les prévisions minimales (à savoir pour le relief alpin) atteignent une moyenne de 25 jours de forte chaleur dans le scénario A2.

Les précipitations moyennes cumulées par an diminueront sur la région PACA par rapport au scénario de référence.

De 1971 à 2000, la référence sur la région PACA est comprise dans une fourchette de précipitations cumulées par an allant de 500 mm à 1600 mm.
En 2030, les trois scénarii sont proches :
ils anticipent une baisse maximum d’environ 90 mm cumulés par an sur la période, les points les plus sensibles correspondant à toute la zone hors relief.
En 2050, les scénarii A2 et A1B « décrochent » et deviennent plus pessimistes, pour des points précis sur le territoire, avec une prévision de diminution allant jusqu’à -150 mm.
En 2080,
le scénario A2 devient bien plus pessimiste, avec plus de la moitié de la région qui connaîtrait une baisse significative des précipitations, et un maximum de 200 mm de précipitations en moins par an.

Zones sensibles :
Le relief alpin est épargné par la baisse des précipitations dans les scénarii les plus optimistes. Mais à partir de 2050 (selon A2 et A1B), le relief sera lui aussi touché.
• Le nombre moyen de jours avec précipitations >= 10 mm :
l’écart à la période de référence (1971-2000)
Remarque
Ce paramètre ne correspond pas à l’évaluation d’évènements extrêmes, mais à la quantification de jours de précipitations « efficaces ».

A l’horizon 2030, la région PACA connaîtra un allongement des périodes sèches de 10 jours environ par rapport au scénario de référence. Elles seront comprises entre 20 jours secs (pour le relief) et 40 jours (sur le delta du Rhône) consécutifs par an.
L’exposition de la région PACA aux périodes sèches devrait rester la même en 2050 qu’en 2030. Seul le scénario A1B anticipe un allongement des périodes sèches à l’horizon 2050 :
la zone du delta du Rhône exposée à 40 jours devrait s’agrandir par rapport au scénario de référence.
A l’horizon 2080, les trois scénarii sont très semblables aux horizons précédents,
avec des prévisions comprises entre 20 jours (sur le relief) et 40 jours par an (sur le delta du Rhône).
B1 est plus pessimiste : la zone exposée à 40 jours secs par an s’étire jusqu’à l’est de la région.

Zones sensibles :
Le littoral (et plus particulièrement le delta du Rhône) est le plus sensible aux longues périodes sèches.
En hiver 2080, la région PACA devrait être touchée par des périodes sèches plus longues qu’en 2050 selon les scénarii A1B et B1 : jusqu’à 40 jours en moyenne, soit 15 jours de plus qu’en 1971-2000.
En été, les périodes sèches ne devrait pas tant s’allonger : jusqu’à 25 jours sur le littoral en 2080, soit 5 jours de plus qu’à la période de référence).

LES ENJEUX

Sensibilité potentielle face au changement climatique

- Ressources en eau
Ressource inégalement répartie sur le territoire, dans un contexte de pression croissante des utilisateurs :
une diminution de la ressource est déjà notée en été, ainsi que des problèmes de qualité accentués par les faibles débits d’étiage
Succession de plusieurs années avec des apports hydrologiques significativement
réduits.
Sur le plan de la quantité, possibilité de conflits d’usage (avec les activités touristiques émergentes sur plans d’eau)
même si la région est favorisée pa rune culture spécifique de la rareté de l’eau (et infrastructures correspondantes :
réseau de canaux, …) Sur le plan de la qualité :
le facteur climatique comme facteur aggravant des phénomènes de pollution A long terme : risque de salinisation des eaux souterraines en zone littorale

- Biodiversité

Richesse de biodiversité très importante (terrestre et
aquatique), déjà touchée par de récents épisodes de réchauffement notamment sur les espèces aquatiques ; espèces terrestres déjà en limite d’aires de répartition Cette biodiversité est particulièrement sensible aux changements à venir :
déclin possible de certaines espèces (aquatiques notamment),
destruction des milieux face au risque accru d’incendies,… or elle représente un atout spécifique pour l’économie de la région,
notamment sur le plan touristique (rôle des Parcs Naturels,…)

- Forêt

La forêt en PACA est déjà affectée de manière significative par les récents événements climatiques et notamment par des sécheresses prolongées / à répétition ;
dépérissement et migration d’espèces sont déjà constatés (pins sylvestre et sapins par exemple).
Risque incendie déjà très élevé sur une grande partie de la région
Risque accentué de dépérissement et de migration, les essences menacées étant celles qui ne supportent pas les sécheresses et les essences montagnardes, au profit d’espèces susceptibles de se développer (chêne vert par exemple), accentué par un risque significatif de l’impact des
parasites (encre du chêne,…) au moins pour une partie de la région

- Agriculture
Une dépendance à l’irrigation accrue du fait de la multiplication des épisodes de sécheresse,
ainsi qu’une modification déjà significative des cycles de production
de cultures particulièrement sensibles aux changements de température (arboriculture fruitière par exemple).
Evolution possible de la productivité (+/-) avec des effets de seuil à évaluer
Préoccupation centrale autour de la ressource en eau et de sa répartition entre usages, même si la culture de la rareté existe (pratiques et infrastructures – canaux – en conséquence)
Viticulture susceptible d’être affectée (productivité et qualité) avec des effets de seuil possibles (impact + puis -), et remise en cause possible des AOC (question de l’encadrement de l’usage de l’irrigation dans les cahiers des charges)

- Santé Une situation plutôt positive actuellement tant en termes de niveau moyen de santé que de capacité à réagir, effet de l’été 2003 relativement limité en termes de surmortalité estivale,
sauf dans certaines villes (Marseille)
Une sensibilité aux périodes de forte chaleur qui dépendra notamment du vieillissement de la population, et de l’accentuation localisée du risque, s’il est combiné avec la pollution industrielle et urbaine
Un terrain potentiellement propice au développement de maladies à vecteurs et maladies allergènes, à surveiller via systèmes en place

- Tourisme
Conditions touristiques estivales
dans l’ensemble peu affectées pour le moment, si ce n’est via la perception qu’en ont les touristes ; situation de fortes chaleurs
relativement plus supportables sur les zones littorales (effet côtier)
Contexte hivernal plus sensible lié aux problèmes de fiabilité d’enneigement des stations de moyenne montagne
Opportunités: allongement de la saison estivale, tourisme rural, mais nécessité d’ajustement de l’offre de stations de ski (diversification en moyenne montagne, gestion d’une pression accentuée en haute montagne)
Risque d’érosion des plages lié à l’artificialisation du littoral
Impacts négatifs des canicules, principalement pour les populations touristiques fragiles personnes âgées)
Problème éventuel de disponibilité de la ressource en eau (consommation mais également activités liées à l’eau)
Exposition plus forte des touristes aux risques naturels (cf. Risques naturels)

- Energie
Insuffisance des lignes de transport et difficulté de les renforcer pour alimenter la région, en situation de « péninsule » sur cette thématique.
Une situation déjà critique en période estivale sur le plan de l’électricité :
production qui dépend en partie de la production hydraulique, directement dépendante des conditions climatiques (baisse de 11% lors de la canicule 2003), consommation en hausse par recours aux équipements de climatisation, Baisse récurrente de la production hydroélectrique Conflits d’usage potentiels sur les conditions d’utilisation de la ressource en eau (consommation/débits réservés et rejets des centrales)
Capacité potentiellement diminuée des lignes de transport en période estivale (sensibilité des lignes à la température environnante) Opportunités de mobilisation des énergies renouvelables en lien avec la politique d’atténuation, et contribution potentiellement significative de la maîtrise de l’énergie Cadre Bâti et infrastructures de Transport Situations ponctuelles d’inconfort thermique
Exposition aux risques naturels (cf.
ci-après)

- Dépendance des populations à l’automobile, et prépondérance du transport routier dans les flux de marchandises. Or on peut assister à des situations de dépassements
des seuils autorisés pour l’ozone entraînant des mesures de restriction de la circulation.
Adaptation nécessaire des bâtiments et moyens de transport aux nouvelles conditions climatiques, en lien avec la politique d’atténuation et opportunités conséquentes pour les filières de
rénovation/
construction ;
frein éventuel du fait de la part des résidences secondaires
Probable augmentation des mesures de restriction de la circulation du fait
de la recrudescence des canicules et de leur incidence sur la pollution à
l’ozone ; avec des impacts notamment sur l’attractivité des périphéries.

- Risques naturels
Risques déjà élevés sur la région:
notamment risque incendies accru en périodes de sécheresses, et risque d’inondations liées à fortes crues automnales

- Sensibilité susceptible de s’exacerber
sur le plan des incendies, des inondations, des mouvements de terrain (situations combinant des précipitations plus importantes en hiver et des sécheresses plus fréquentes en été)
Vulnérabilité des côtes artificialisées face au risque accru d’érosion
Exposition accentuée des touristes aux risques naturels notamment en cas de développement de tourisme rural (accentuation risque et exposition aux incendies)

JANUS :
Comme vous le constatez, on va avoir très chaud et « il va faire soif ».
Il y aura donc le fait de vivre avec cet état de fait qui produira des effets directs inévitables entraînant des risques secondaires qui eux peuvent être minimisé si les politiques d’aujourd’hui commencent à s’y intéresser et à réfléchir aux mesures à prendre.
Il va y avoir de manière inéluctable un changement de comportement, de manière de vivre. Se prépare-t-on à cela ? Envisage-t-on des solutions pour minimiser ce qui risque de se passer (rappelez-vous la canicule é003) ? Prévoit-on le développement des énergies renouvelables et autres solutions pour faire face aux risques qui s’annoncent ? Etc. !!!

JANUS vous lance un appel de bons sens :

Interpellez vos élus ! Posez-leur des questions sur leur mobilisation quant à ce qui a une forte chance de se produire. Sont-ils aux commandes pour gérer le nez dans le guidon ou sont-ils là pour léguer un territoire viable aux générations suivantes ? La question reste posée à vous d’y répondre messieurs les maires du Golfe de Saint-Tropez !

JANUS

 

 

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13/12/2017





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