Cogolin Forum

4 : Sens et solutions (1/2)

J'ai découvert sur la toile un blog avec des articles très intéressants.
Je tiens à vous faire partager la réflexion de l'auteur de ces articles car il y a une très bonne analyse et des solutions pour sortir de la crise qui y sont proposées. Bonnes ou mauvaises, à chacun de se faire son idée. L'important est de constater qu'il y a des personnes, en dehors du sérail économico-politique officiel, qui ont un regard tout à fait constructif et plus solidaire sur la gestion d'une nation.
JANUS apporte son commentaire à la fin de l’article. Je tiens aussi à vous faire partager ce genre d'écrits car ils confirment la prévision que je fais du futur proche. En plus d'être une autre source que mon propos, ils démontrent qu'il y a d'autres manières de penser l'économie, la politique, la vie que celles qu'on nous impose. Ceci pour faire un parallèle avec la gestion de la vie à l'échelle communale. Vous verrez bien à la fin de l'été 2011 le bilan en terme de flux et surtout de la capacité à dépenser des touristes si mon estimation est abusivement négative ou au contraire très réaliste!
Lisez mes chroniques économiques car elles esquissent le cadre sociétal qui fait et fera que nous devons changer notre façon de concevoir la vie, la commune, la nation, si nous ne voulons pas nous faire laminer.

Bonne lecture


Désordres de grandeur Chronique d’abonnés publiée le 13.05.10 sur lemonde.fr 750 milliards d’euros de fonds de réserve pour sauver l’Euro, c’est beaucoup d’argent ou pas? Pour tenter de répondre à cette question, il faut raisonner en Téra-euros (dix puissances douze, soit mille milliards d’euros).
Dans cette unité, le PIB annuel mondial vaut 45, le PIB européen 14, celui de la France 2,18 avec une dette de 1,5 et un budget annuel de 0,42 en déficit de 0,16. Pour la Grèce, on obtient un PIB de 0,27, une dette de 0,25 et un budget de 0,07
en déficit de 0,01.

En face de cela, les européens promettent de faire l’effort de mobiliser 0,750 Téra-euros dont 0,175 pourraient profiter à la Grèce.
A priori, les ratios sont cohérents :
le ballon d’oxygène de trésorerie représente plus de 5 ans de budget Européen ou presque 2 ans du budget de la France et celui affecté à nos amis grecs leur permet de faire face à 30 mois de dépenses ou de compenser 8 mois de PIB. Tout va bien donc, et la bourse peut reprendre de belles couleurs annonciatrices d’une reprise trop longtemps attendue.
Là où blesse le bat, c’est lorsqu’on réalise que les dépenses auxquelles les états doivent faire face sont en grande partie constituées par le service de leur dette. Ceci parce que les banques notamment françaises et européennes ont trop prêté à des pays comme la Grèce, Et aussi parce que ces banques se sont empressées de titriser le risque grec, a tel point qu’il y a de la dette grecque dans la plupart des produits d’épargne et d’assurance vie qu’elles ont vendus à leurs clients, comme il y avait des subprimes dans la plupart des produits que les banques américaines ont mis sur le marché jusqu’en septembre 2008. Pas étonnant donc qu’une forte action de lobbying se soit mobilisée pour que le FMI et/ou les états européens se portent au secours du premier Etat de la zone Euro décrit comme vulnérable :
ce qui, il y a une vingtaine d’année, aurait débouché sur une simple dévaluation de la monnaie grecque et sur l’inscription de provisions dans les comptes des établissements créanciers, aboutit aujourd’hui à un tsunami dans nous ne mesurons pour l’instant ni l’ampleur ni la durée.
Notons au passage que les banquiers ont réussi le nouvel exploit de convaincre les gouvernements les plus solvables de porter le risque à leur place, avec effet rétroactif. Qu’est-ce qui a changé depuis l’époque où une simple dévaluation permettait de remettre les compteurs à zéro pour les pays qui s’étaient montrés trop laxistes

? L’avènement de l’Euro, certes. Mais pas seulement.
Les ordres de grandeur aussi ont changé. Par la magie des produits dérivés, la dette grecque, comme l’espagnole, la portugaise, la française ou même l’allemande sont devenues des sous-jacent. Lorsque l’équilibre des comptes d’un pays est globalement satisfaisant, sa dette « sous-jacent » peu ; mais, à partir du moment où les comptes de ce pays sont dopés au déficit et où les nouveaux emprunts sont utilisés pour rembourser les intérêts des précédents, plutôt que de se résoudre à fermer le robinet et à provisionner la casse probable dans leur comptes, les établissements qui se trouvent détenir du papier sur le pays à risque préfèrent diluer ce risque dans des produits sophistiqués (dits dérivés) qu’ils revendent à d’autres
Larrons, lesquels ne se privent pas de leur refiler en échange des produits similaires, réévalués à l’occasion de chaque transaction. La dette « sous-jace
» Alors chaque jour d’avantage, jusqu’à ce que des individus mal intentionnés jacassent sur la solvabilité de l’emprunteur, dans le but avoué de « swapper
» Sur son défaut de crédit (il existe une catégorie spéciale de produits dérivés pour ce faire…) A l’heure actuelle, nous devons en être au niveau mondial à 1700 Téra-euros de produits dérivés, soit 36 années de production de richesses réelles par l’ensemble
Des 7 milliards d’habitants de la planète, comptabilisés dans les livres des établissements financiers au titre des produits dérivés, c’est-à-dire de conventions
Entre banques qui ont évalué de gré à gré la plus grande partie des valeurs risquées ou des non-valeurs qu’elles se trouvaient détenir. C’est à l’aune
De ces 1700 unités que nos 0,750 unités doivent être évaluées. Et l’on comprend alors qu’elles représentent moins qu’une goutte d’eau. En clair, cette
Dette grecque, de l’ordre d’une année de PIB, ne fait pas en tant que telle courir de très graves risques à l’économie mondiale. Si elle avait été, comme
La dette japonaise, contractée auprès de ressortissants du pays, elle serait tout à fait supportable; ce qui est dangereux ce sont les innombrables dérivés
De cette dette grecque (comme de celles de beaucoup d’autres pays, dont le Portugal, l’Espagne, et, quoiqu’on en taise, la France), dérivés présents dans
De très nombreux portefeuilles et produits d’épargnes vendus à travers le monde par les banques qui ont démembré ces dettes avant de les titriser et dont
Les traders – raiders peuvent décider du jour au lendemain de toucher, en attaquant par rumeur interposée l’un de ces pays, la prime du risque qu’ils ont
Eux même créé. Si on pense que les détenteurs d’actifs toxiques vont, cette fois encore, profiter de ce très léger et bref afflux de liquidités pour sécuriser en les injectant dans l’économie réelle une infime partie des créances douteuses qu’ils se trouvent détenir, on se demande vraiment à quel titre ils s’autorisent à évaluer et à hiérarchiser, par agence de notation filiales interposées, la vertu et la rigueur des états dont ils ont fait leurs obligés. Si les politiques se décidaient enfin à reprendre la main sur les financiers, ils leur imposeraient quelques mesures fortes susceptibles de sauver les équilibres économiques et sociaux :
en premier lieu l’inscription en non valeur de l’ensemble des produits dérivés de second ordre, pour tous les établissements financiers qui se trouvent en détenir.
S’y ajouterait utilement l’interdiction absolue de création, de mise en circulation et de négoce de ces produits toxiques.
Ils l’ont bien fait pour les produits toxiques industriels (l’amiante), alimentaires (les dioxines), agricoles (les farines animales) ou pharmaceutiques (le Distilbène). Pourquoi tant tarder pour cette catégorie de produits financiers dont la très haute toxicité est plus que démontrée ? Plus généralement, on sait que la courbe représentative d’une fonction change de sens lorsque sa dérivée première s’annule et que cette courbe passe d’une phase d’accélération à une phase décélération dès lors que sa dérivée seconde en fait de même. L’accélération de la création de valeurs virtuelles ne sera combattue efficacement qu’au prix de l’annulation des dérivés de second ordre (ce qui représentera des flux à sommes quasi-nulles vus par l’économie réelle)
Et la vitesse de croissance de la masse monétaire fictive mais exigible représentée par les produits dérivés directs ne sera maîtrisée que moyennant une taxation de type TVA sur ces opérations, taxation qui les rendra traçables et qui obligera leurs créateurs à leur trouver au moins un consommateur de fin de chaîne. Source : Denis Consigny ingénieur, créateur de CANADA-CLIM


JANUS :

Un peu ardu mais la vie de la planète est ainsi gérée. Que faut-il retenir ?

- C’est la situation ubuesque dans laquelle l’homme moderne s’est plongé. Les états ont aidé les « banquiers » pour les sortir du naufrage qu’ils ont eux-mêmes provoqué pour en fin de compte se retrouver exsangue à genoux devant ces mêmes financiers.

- Un autre enseignement. La France est au bord du gouffre et on refuse de prendre des mesures qui nous feraient avancer en reculant de ce précipice (dans une prochaine chronique économique).

- Avez-vous entendu l’info récente qui dit que les français sont  de plus en plus riches ! Je suis sûr que vous êtes ravi(e) de savoir que vous êtes plus riche…
Précision, 10% de la population détient environ 45% de la richesse totale… Cherchez l’erreur !

- Il est évident qu’il va falloir proposer une autre conception de la gestion communale et intercommunale. Il faut innover pour redonner vie à la convivialité, la solidarité, la prospérité. Il faut cesser le chacun pour soi qui fait que 10% peuvent vivre durant 10 générations quand 90% se demandent comment boucler la fin de mois.
Rassurez-vous, ce n’est pas le retour au communisme qui a expiré de ses contradictions. C’est la volonté de créer un développement durable grâce à une croissance soutenable où l’argent n’est pas la valeur première.
Vous me prenez pour un fou… Peut-être ! Mais est encore plus fou   celui qui continue à attiser le feu qui le consume. Vous découvrirez dans mes messages au fil des mois et années qui nous rapprocheront de l’échéance qu’il existe des solutions.
JANUS est persuadé que l’on peut donner un sens, donc du sens, à l’action de la gouvernance communale. Dans COGOLIN FORUM, j’analyse le Cogolin d’aujourd’hui ; les causes dont il faut tirer des enseignements et les risques du futur qu’il faut anticiper ; les propositions pour « mieux vivre ensemble à Cogolin demain » !

JANUS  

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13/12/2017





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