Cogolin Forum

un mauvais élève à l'élysée

"Ça continue encore et encore. C’est que le début, d’accord, d’accord ", dit une chanson…

Voici la suite de "un mauvais élève à l’Élysée".

Ci-après, un article pour vous montrer où part une partie des impôts. Entre le justifié et l’excessif, JANUS vous laisse juge. Je vous retrouve après l’article que voilà :

Comment Sarkozy a réduit le train de vie de l'Elysée

Les dépenses de fonctionnement du "Château" ont diminué de 21,6% entre 2008 et 2010. La Cour des comptes salue cet effort de rigueur mais appelle à poursuivre les économies.
Le bilan du locataire de l'Elysée.
Dans un rapport sur "les comptes et la gestion des services de l'Elysée - exercice 2010 et bilan 2008-2010, publié lundi 25 juillet, la Cour des comptes a salué la "réduction des coûts de fonctionnement" de la présidence de la République grâce à une gestion "plus rigoureuse". Les sages de la rue Cambon jugent cependant qu'il reste des "améliorations" à apporter. Concrètement : entre 2008 et 2010, les dépenses effectives du "Château", ont été très légèrement réduites de 0,3%, passant de 112,6 millions à 112,2 millions d'euros. Mais cela a permis à l'Elysée de dégager un excédent budgétaire de près de 454 000 euros l'an passé. Soit deux fois plus qu'en 2009 et vingt fois plus qu'en 2008.
Surtout, la Cour des comptes note avec satisfaction que les dépenses de fonctionnement, qui représentent 18% des charges totales, ont diminué de 11,3% en 2010 par rapport à l'exercice précédent et de 21,6% par rapport à 2008. Cette baisse est certes due en partie au transfert au ministère de la Culture des résidences affectées à la présidence de la République ainsi qu'à la suppression des chasses présidentielles et de la Garden party du 14 juillet. Mais pas seulement.

De réels progrès

"C'est dans le domaine de la commande publique que l'améliorations les plus significatives ont été apportées en 2010", note le rapport de la Cour. 
La mise en concurrence de fournisseurs, quasi inexistante avant 2008, est désormais devenue la règle. Quelque 44 appels d'offres ont été lancés entre janvier 2009 et mars 2011. Cette mis en concurrence des prestataires a notamment eu un effet remarqué sur les commandes de sondages et d'études d'opinion et sondages qui avaient fait l'objet d'une sévère critique de la Cour des comptes en 2009. Au total, les dépenses de communication ont été réduites de 3,3 milliards à 1,45 milliard d'euros.
Autre point positif : la réduction de 13% des effectifs de l'Elysée, ramenés de 1031 agents fin 2008 à 904 agents fin 2010. Même effort du côté de Nicolas Sarkozy: ses collaborateurs sont passés de 82 à 46 en trois ans. Résultat: les charges de personnel ont baissé de 3% entre 2008 et 2010. Enfin, la charge globale des déplacements présidentiels est passée de 19,7 millions en 2009 à 18,8 millions en 2010, et ce alors que le nombre de voyages est resté stable - 102 en 2009, 99 en 2010. Les déplacements hors d'Europe, les plus coûteux, ont été un peu moins nombreux. Et surtout, le nombre de membres dans les délégations a été fortement réduit. Ainsi, alors que 132 personnes accompagnaient le président à l'assemblée générale de l'ONU en 2009, ils n'étaient plus que 76 en 2010, réduisant le coût de ce déplacement à 780 213 euros contre 1,28 million un an auparavant.

Du mieux mais il reste une marge de progression
L'Elysée a tenu comptes des précédentes remarques de la Cour des comptes sur certains postes de dépenses, et engagé des mesures d'économies. Le budget d'achat de fleurs, par exemple, a été ramené de 297 000 à 251 000 euros en 2010. Les achats de journaux ont eux aussi légèrement baissé (de 391 000 à 383 000 euros).
La Cour des comptes appelle l'Elysée à poursuivre ses efforts en la matière.
Lors de son contrôle portant sur l'année 2009, la Cour avait également pointé du doigt le coût trop élevé de la restauration du Palais de l'Elysée (8,3 millions d'euros soit 7,4% du total des crédits alloués). Le prix de revient du repas servi à la cantine administrative ressortait alors à 21 euros, un prix bien supérieur à la moyenne du marché. En 2010, l'Elysée a réduit le nombre de personnels affectés à la cantine, lancé un appel d'offres pour l'achat de denrées alimentaires et augmenté de 4% la participation des usagers aux repas. Résultat: le prix de revient du repas n'est plus que de 16 euros. Un prix encore jugé trop élevé par la Cour qui appelle là encore l'Elysée à poursuivre cet effort d'économie.

Encore des progrès à faire

Si les voyages de Nicolas Sarkozy à l'étranger reçoivent un satisfecit de la Cour des comptes, ce n'est pas le cas de ses déplacements en France. Notamment ceux de courte durée. Un déplacement d'une matinée en Haute-Marne du président a ainsi coûté près de 285 000 euros, en raison de l'aménagement d'une voie d'accès et de la location d'un chapiteau. La visite de Nicolas Sarkozy à la grotte de Lascaux, à l'occasion des 70 ans de sa découverte en septembre 2010, a quant à elle coûté 130 000 euros.
Autre mauvais point attribué par la Cour des comptes: l'arbre de Noël des enfants. L'Elysée a invité 920 enfants à assister à un spectacle au Théâtre Mogador en décembre 2010, dont 596 ne faisaient pas partie du personnel de la Présidence. Le coût total de cette représentation s'est élevé à 335 000 euros, soit 350 euros par enfant invité. Cela fait cher le Noël, estime la Cour.

Emilie Lévêque
 
http://lexpansion.lexpress.fr/economie/comment-sarkozy-a-reduit-le-train-de-vie-de-l-elysee_259322.html


JANUS :

Bravo, vous dites-vous. Cependant, comme je l’ai dit dans ma précédante chronique économique «  le mauvais élève de l’élysée », il semblerait que pour Mr le président, gouverner est l’art de mettre en place une cure d’austérité pour pallier ses propres bévues économiques.
L'article ci-dessus en est une preuve supplémentaire.
Cela n'est que la vitrine. Passons à l'arrière boutique. Ces mesures ne réduisent que ce que l'on a oublié, du moins la grande partie de la population. Rogner sur les dépenses de l’élysée est une très bonne chose mais la réalité est que l’on ne fait que réduire ses propres excès des années précédantes.Lisez plutôt :
AFP : En 2009, les frais de déplacements du chef de l'Etat se sont élevés à 22,003 millions d'euros, en hausse de 51% par rapport à 2008.

René Dosière, élu de l'Aisne : «  En 2009, les dépenses de l'Elysée se sont élevées à quelque 114 millions d'euros, soit une hausse de 2,5% par rapport à 2008. "Ca s'est réduit alors que les dépenses avaient grimpé de 18% en 2008 par rapport à 2007. "Mais c'est une hausse six fois supérieure à celle des dépenses de l'Etat. On ne peut pas dire que cela soit la rigueur ».  
« La garden party de l'Elysée. Montant: 475 523 euros en 2008 ».

Comme vous le constatez, Monsieur s’est offert ses caprices d’enfant gâté. A toute chose, malheur est bon, la crise économique l’a forcé à prendre conscience que l’argent de l’état n’est pas le sien mais celui des « con-tribuables ».
Je vous laisse imaginer ce qui se serait probablement passé s’il n’y avait pas eu la crise entre temps… CQFD !

Ceci pour vous dire qu’il ne faut pas se fier qu’à ce que l’on montre ou révèle. Il faut chercher ce qu’il y a derrière, au-delà… L’envers du décor n’est pas forcément en accord avec ce qu’il y a dans la vitrine !

Du national au local : JANUS vous propose ses chroniques économique car elles expliquent ou tout au moins font comprendre que la gestion d’une commune est le pendant, modèle réduit, de ce qui se passe dans les hautes sphères étatiques.
En pire, car non seulement il faut faire avec les bévues des gouvernances précédentes mais en plus il faut payer les pots cassés des bévues économiques nationales. En effet, la gestion de la commune et bientôt de l’intercommunalité va être bien plus difficile. Comment gérer une ville avec moins d’argent ?... Choix cornélien entre plus et/ou mieux, ceci et/ou cela, contenter tout le monde ou fixer certains axes, etc.

JANUS tient ainsi à vous préparer sur la nécessité de penser autrement la vie communale et notre rapport entre nous et notre rapport à la ville. La politique du chacun pour soi et tant pis pour les autres nous a conduit dans un mur. Le principe « un pour tous et tous pour un » selon la célèbre affirmation des mousquetaires est selon moi un des leitmotivs du mode sociétal qui va certainement se profiler dans les années futures. Le mouvement des « indignés » qui prend corps, le commerce équitable, le principe de la mutualisation, de la coopérative, de l’économie solidaire, en sont des signes révélateurs.

En attendant les propositions de JANUS pour Cogolin et l’intercommunalité, je vous laisse méditer à comment reformater la vie communale pour la rendre plus reconnaissante, plus solidaire, plus conviviale, plus fraternelle, plus humaine, tout simplement !!!

JANUS

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18/08/2017





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