Cogolin Forum

Le SCOT - partie 5

Je continue la lecture commentée du Schéma de Cohérence Territoriale (SCOT) des cantons de Grimaud et de Saint-Tropez.

- Dans le SCOT :

Des conditions de déplacement difficiles

Les conditions d’accès et surtout de déplacement à l’intérieur de l’aire du SCoT restent difficiles.


Les modes de déplacement sont quasi exclusivement routiers, ce qui crée des situations difficiles :
des axes saturés, des tronçons congestionnés, … Les transports en commun terrestres, qui sont souvent bloqués dans les encombrements, ne sont fréquentés que par des personnes n'ayant aucun autre moyen de locomotion.


La présence de parcs de stationnement à proximité des ports et gares routières favorise l'accès aux transports en commun ; mais aucun véritable pôle d’échange intermodal n’est à ce jour organisé.

Les liaisons maritimes sont essentiellement adaptées à la clientèle touristique.

Les modes de déplacements alternatifs sont peu attractifs :
les itinéraires réservés aux deux roues sont peu développés, …


Le besoin d’hélistations sur le territoire du SCoT n’est actuellement pas satisfait.

JANUS :
Quelle introduction ! Tout est dit mais tout reste à faire. Il va falloir avant tout une volonté commune à l’intérieur de la futur intercommunalité pour faire avancer ce point très épineux et surtout de le faire avancer de façon moderne et durable. Malheureusement, à ce niveau il faut l'aide de la région et ça nos élus ne la maîtrisent pas…

- Dans le SCOT :

L’amélioration des infrastructures routières ne réglera pas seule les problèmes de déplacement sur l'aire du SCoT. Elle devra nécessairement s’inscrire dans une démarche multimodale associant les transports en commun maritimes.

Les axes sont proches de la saturation en été, pendant les mois de juin, juillet, août et septembre, soit une période plus longue que la pointe touristique (14 juillet-15 août).
Les charges de trafic de juin et septembre augmentent et correspondent au cumul des trafics touristiques et permanents (domicile-travail, scolaires, …).


En saison, les communes subissent des trafics et niveaux de saturation problématiques :
des saturations tout au long de la journée de 8 h à 20 h, avec des « micro pointes » à 11 h, 17 h et 19 h, et non plus seulement aux heures de pointe liées aux déplacements domicile-travail (matin et soir).
Cette saturation engendre des problèmes de sécurité de plus en plus délicats.


Dans ces conditions, les temps de déplacements sont considérablement allongés1 pénalisant les actifs et résidents permanents et générant de nombreuses pratiques de délestage sur les voies secondaires.

Hors saison, les déplacements se réalisent généralement sans grande difficulté (sauf incidents, travaux ou week-ends prolongés de l’automne au printemps).

On note cependant des ralentissements de plus en plus fréquents aux heures de pointe (matin et soir) liés aux déplacements domicile-travail.
On note que la RN98, asphyxiée par la circulation de plus en plus souvent durant l’année et sur des périodes de plus en plus longues, est l’unique itinéraire littoral sur lequel se concentrent tous les usagers : transports en commun, utilitaires et


Engins de chantiers, automobiles quels que soient leurs motifs de déplacements.
D'autre part la fréquentation de cet itinéraire a entraîné la multiplication d'implantations commerciales dans des conditions plus ou moins respectueuses des règles d'urbanisme et qui posent en outre des problèmes de sécurité routière et de concurrence avec les centres des villages.

Pour améliorer la desserte routière des deux cantons, le projet se traduira par une redéfinition du réseau routier des douze communes basée notamment sur le réaménagement de


La RD depuis le Muy, la création des voies de contournement de Sainte-Maxime, Cogolin et La Mole.

Le transport en commun maritime est un mode de déplacement à part entière en raison du nombre de communes littorales et de la configuration du golfe.
Cependant, cette offre est plus adaptée à la clientèle touristique qu’aux actifs et résidents permanents et elle est d'initiative privée.


L’offre de transports en commun maritimes souffre néanmoins d’un manque de structuration :

- une vive concurrence en période estivale ;
- une absence d’autorité organisatrice ;
- un caractère saisonnier ;
- une tarification élevée : 5 fois supérieure au service du Réseau Mistral en rade de Toulon et de 30 à 50% supérieure aux tarifs des transports en commun terrestres ;
- un manque de coordination avec les transports en commun terrestres individuels et collectifs.

JANUS :
Le réseau sature et il va falloir absolument trouver des alternatives à la voiture.
Comme vous l’avez lu pour la voie maritime, les problèmes sont nombreux pour arriver à faire changer de mode de déplacement.
Une fois encore, ce n’est qu’une table ronde avec tous les corps professionnels impliqués dans le déplacement et transport qui doit être organisée. Il faut établir les obligations, déterminer les enjeux, expliquer les problématiques de chaque intervenant pour tenter de trouver des compromis acceptables, et faire ne sorte d’éduquer la population à cette nécessité de moins utiliser la voiture.

- Dans le SCOT :

La relative faiblesse de rotation des transports en commun dans l'aire du SCoT ne permet pas qu'ils soient efficacement utilisés pour les trajets domicile-travail.

-La régularité.

La régularité est le principal point noir du dispositif actuel du fait de l’impossibilité de respecter les horaires sur les liaisons tournées vers Saint-Tropez et en particulier depuis Sainte-Maxime vers la RN98.
L'amélioration des conditions de déplacement dans le golfe de Saint-Tropez exige tout à la fois une amélioration du réseau routier, la constitution d'une véritable offre de transports collectifs routiers combinée aux transports maritimes, ainsi qu'un ensemble d'équipements d'inter modalité : parcs de stationnements et gares.

JANUS :
Les constats des experts et leurs préconisations exigent un traitement commun de cette problématique récurrente du Golfe.
Fait-on des choses, oui ; En fait-on suffisamment, non. Les choses faites, sont-elles bien faites ou judicieuses, je vous laisse juge en tout cas non pour une partie selon moi. Faut-il jeter la pierre à nos élus :
oui, pour la concertation, la volonté, la cohérence…
non, pour l’idée et la réalisation qui incombent à des instances supérieures. C’est à la région qui faut envoyer la pierre pour avoir des choix plus judicieux et plus pratiques…

Peu de commentaires pour ce chapitre épineux du SCOT car il est truffé de chiffres qui conduisent aux constats ci-dessus cités.
De plus, c’est un problème sur lequel un maire a peu d’emprise. C’est pour cette raison que je pense que réaliser une union des douze maires du SCOT autour d’un projet au long terme d’amélioration de la circulation routière et de propositions d’alternatives concurrentielles à l’automobile, doit obligatoirement se faire dans le cadre de l’intercommunalité.
C’est un vaste chantier mais que l’on doit lancer, à l’unisson, pour être cohérents et pouvoir mieux demander des aides à la région et l’état, voire à l’union européenne.

Maintenant, ce n’est pas parce que la gouvernance cogolinoise n’y peut pas grand-chose dans le SCOT qu’elle ne peut pas faire quelque chose pour les déplacements à l’intérieur de sa commune !
Les idées existent, ce n’est pas ce qui manque. A-t-on la volonté de les mettre en œuvre et souhaite-t-on s’en donner les moyens ?...

JANUS

 

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23/06/2017





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